Evaluer les performances des isolants

Pour évaluer les performances des isolants il existe plusieurs notions :

La base de tous les calculs est  le coefficient λ (lambda) qui représente la conductivité thermique . Très peu utilisée dans le bâtiment, plus il sera faible, meilleur seront les performances du produit. Pour information on obtient le coefficient R en divisant l’épaisseur du matériau (en mètres) par le coefficient lambda et le coefficient U (ou K) en divisant 1 par R.

le coefficient  K ou coefficient de transmission surfacique. Plus il est proche de 0 meilleure il est. Les matériaux de construction vont de 5.7 (le simple vitrage) à 0.3 certain isolants de mur. Il est exprimé exprime en K W/m² qui indique la quantité de chaleur perdue pour une surface d’1 m² d’un produit, cette données est maintenant essentiellement utilisée en physique.

Le coefficient U (Uw pour les vitrages) ou coefficient de transfert global. C’est à peu de chose près la même donnée que le coefficient K plus il est proche de 0 meilleure il est. Pour exemple voici des valeurs de matériaux de construction  U = 5.7  pour le simple vitrage, U = 1 pour certains vitrages isolant modernes U = 2 pour un paraping creux de 20 cm et U = 0.55 pour du béton cellulaire de même épaisseur. Il est exprimé en K W/m², cette donnée est l’un des principaux indicateurs pour les matériaux du bâtiment.

Le R ou résistance thermique. Plus il sera grand meilleures seront les performances. Pour exemple voici des valeurs de matériaux de construction R=7.31 pour 30 cm de laine de verre basique et R =4.88 pour 20 cm de la même matiére. Elle est exprimé en m2.K/W, cette donnée est l’un des principaux indicateurs pour les matériaux du bâtiment.

Veiller sur ses façades

Repérer les symptômes avant qu’il ne soit trop tard :


Façades en enduit brut

Continuellement agressé par les éléments extérieurs, l’enduit brut non imperméabilisé est vulnérable. L’eau pénètre dans les murs par capillarité. L’humidité s’installe dans la maison.
  • Décoloration partielle.
  • Apparition de zones humides par temps de pluie (signe d’une hyperporosité).
  • Traînées rouges Champignon enraciné, signe de porosité
  • Microfissures, fissures (responsables d’infiltration d’eau)

Façades en enduit teinté dans la masse

La porosité du mur facilite la pénétration de l’eau entraînant les fissures, puis le développement de l’humidité dans la maison.Repérer les symptômes avant qu’il ne soit trop tard :

  • Décoloration partielle
  • Apparition de zones humides par temps de pluie (signe d’une hyperporosité).
  • Traînées rouges Champignon enraciné, signe de porosité.
  • Traînées noires (présence de lichen)
  • Microfissures, fissures (responsables d’infiltration d’eau).
Façades en enduit peint.
De la peinture qui s’écaille, un mur qui « farine »…. Derrières ces signes se terrent les parasites qui, via l’humidité, menacent la salubrité de votre maison.
  • Farinage de la surface au touché (signe d’une peinture qui n’est plus imperméable)
  • Cloques, peintures soufflées, craquelées.
  • Traînées rouges Champignon enraciné, signe de porosité.
  • Traînées noires (présence de lichen)
  • Microfissures, fissures (responsables d’infiltration d’eau)

Toiture

Alors que la rénovation de charpente dépend davantage de l’entretien et des problèmes rencontrés par la charpente, la rénovation de la toiture dépend davantage de l’espérance de vie de la toiture, et de sa constante exposition aux intempéries et aux agressions de l’extérieur.

Les toits en tuiles, type le plus commun sous nos latitudes, ont une espérance de vie d’environ 25 années ; les toits en ardoise peuvent passer le cap du siècle… A la condition d’être entretenus, et de ne pas être victimes de trop fortes intempéries !

Sachez repérer les symptômes avant qu’il soit trop tard.

  • Morceaux de tuiles dans la gouttière (écailles de tuiles gelées).
  • Taches noires de lichens enracinés, risque de gel de la toiture
  • Mousses vertes ou jaunes tuiles poreuses
  • Mousses grises à proximité de sites boisés
  • Traces noires de corrosion

Attaque des bois de construction

De nombreux parasites du bois, parfois particulièrement destructeurs, peuvent investir nos habitations. Ils appartiennent soit au règne animal (insectes), soit au règne végétal (champignons). Face au nombre d’infestations possibles, un état parasitaire sera nécessaire pour déterminer le type de parasite et choisir le traitement du bois adapté.

Si vous avez un doute alors faites vite, ne laissez pas le mal s’aggraver. Voici pour les plus connus d’entre eux les principaux indices de leur présence

Les termites

Les termites souterrains du genre « Reticulitermes » forment des colonies diffuses dans le sol. Leur aliment de prédilection est le bois mort, mais ils peuvent s’attaquer à tout matériau contenant de la cellulose. Les reproducteurs ainsi que leur couvain peuvent s’installer directement dans le suppport qui fait office de source de nourriture. Plusieurs sites de nourrissage peuvent être exploités, bûchers, souches, clôtures, maisons, communiquant entre eux par un réseau de galeries.

Les termites souterrains vivent dans le sol et remontent dans le bois dont ils se nourrissent. Ils appartiennent au genre Reticulitermes (famille des Rhinotermiditès). Cinq espèces vivent sur le territoire français et s´attaquent aux bois mis en œuvre dans les bâtiments.  Les termites de bois secs nichent directement dans le bois qu´ils consomment.

Le capricorne des maisons

  • des trous à la surface du bois, de 8 à 10 mm et de forme ovale,
  • des galeries qui s’étendent à la périphérie de la pièce d’ouvrage, à l’abri d’une mince pellicule de bois bombée par le tassement de la vermoulure de déjection, parois striées,
  • des déjections d’un beige très clair, en forme de petits tonnelets de 0,8 mm de longueur,
  • de petits bruits de “grignotement”.

L’hespérophane

  • galeries de section ovale parallèles au fil du bois dont les parois montrent des stries dues aux coups de mandibules, comme le capricorne.
  • vermoulure constituée de petits tonnelets de couleur jaune clair.

La grosse vrillette

  • des “trous” de sortie circulaires d’un diamètre de 2 à 4 mm,
  • galeries circulaires
  • vermoulure granuleuse en forme de lentilles de près de 1 mm de diamètre.

La petite vrillette

  • trous de sortie circulaire de 1 à 3 mm
  • petits amas de vermoulure finement granuleuse à la surface du bois.

Le lyctus

  • trous circulaires de 1 à 2 mm de diamètre
  • petits cônes de vermoulure très fine, aspect « fleur de farine » qui s’écoule du bois sans que la surface du matériau présente de traces visibles d’altération.

Le paradoxe ventilation

Jusqu’à il y a environ 20 ans la ventilation était dite « naturelle par défaut d’étanchéité ». Les performances des fenêtres actuelles limitent considérablement ce phénomène et il y a donc lieu de le traiter soit en VMC (ventilation mécanique controlée) soit en VMI (ventilation mécanique insufflée).

Nous nous trouvons donc face à un pradoxe, j’isole mais je dois renouveler l’air de la maison car c’est une nécessité vitale pour :

  • apporter un air neuf et pourvoir à nos besoins en oxygène,
  • évacuer les odeurs et les polluants qui s’y accumulent,
  • éliminer l’excès d’humidité.

Pour assurer notre sécurité, il faut impérativement éviter le confinement, préserver la qualité de l’air et éliminer humidité et polluants. La ventilation est une des clefs de voûte d’un « Eco-chantier ».

 

Energies renouvelables c’est quoi ?

Une énergie renouvelable (appelée aussi énergie verte) est une énergie renouvelée ou régénérée naturellement à l »échelle d »une vie humaine. Les énergies renouvelables sont issues de phénomènes naturels, réguliers ou constants, provoqués par les astres.

Le moulin a longtemps été une des principales sources d'énergie

Le moulin a longtemps été une des principales sources d'énergie

L’énergie éolienne

 

Le vent fait tourner les pales d’un dispositif qui sont elles-même couplées à un rotor et à une génératrice qui produit de l’électricité. Il existe deux grandes catégories d »éoliennes :

  • Les aérogénérateurs domestiques

    • de faible puissance qui fournissent en électricité des sites isolés, pour des besoins individuels ou de petits réseaux collectifs,
  • Les éoliennes de grandes puissances

    • raccordées aux réseaux nationaux, dont les plus grandes ont une puissance aujourd »hui de 2 500 kW.

 

L'énergie hydraulique a toujours une place prépondérante dans notre quotidien

L'énergie hydraulique a toujours une place prépondérante dans notre quotidien

L’énergie hydraulique

 

C »est l’énergie mécanique de l’eau qui entraîne la roue d »une turbine qui à son tour entraîne un alternateur.

Le passage de l’eau fait tourner les hélices qui entraînent un alternateur.

C’est ce dernier qui produit le courant. Sur les petites rivières, on met en place des micro-centrales qui ne barrent pas le cours d »eau : un petit canal est construit, où une partie de l »eau s »engouffre et va faire tourner les turbines de la centrale au fil de l’eau.

Les moulins à eau étaient les précurseurs de cette énergie.

 

Le photovoltaique, une place grandissante

Le photovoltaique, une place grandissante

L’énergie solaire

Il existe deux types d »énergie solaire : le photovoltaïque et le solaire thermique :

Le photovoltaïque est simple dans son principe. Les panneaux solaires se composent d »un matériau semi-conducteur qui abrite des électrons. Excités par les rayons du soleil, les électrons entrent en mouvement et produisent de l »électricité.

Le solaire thermique ne produit pas d’électricité mais de la chaleur. Grâce à de grands panneaux sombres dans lesquels circulent un fluide, on récupère la chaleur du soleil pour chauffer l »eau. Cela permet notamment d’alimenter des chauffes-eau solaires.

Tout ce qui pousse et vit peut être source d'énergie

Tout ce qui pousse et vit peut être source d'énergie

La biomasse

Ce terme générique désigne, en fait, toute matière d »origine organique. Les utilisations énergétiques de la biomasse recouvrent un grand nombre de techniques. Globalement, on peut utiliser la biomasse de trois façons différentes :

  • en la brûlant, c’est s’en servir comme d »un combustible de chaudière. On utilise aussi bien du bois, des déchets de récoltes, des ordures ménagères ou enfin des déchets industriels banals.
  • en la faisant pourrir, sous l’effet des bactéries, certains déchets putrescibles produisent du biogaz. Ce mélange de gaz est en majorité composé de méthane, utilisable, pour alimenter, lui aussi, des chaudières ou des véhicules.
  • en la transformant chimiquement, certaines céréales, peuvent être transformées en biocarburant. L’huile de colza transformée est un excellent substitut au gazole. Alors que la transformation chimique des céréales ou de la betterave peut fournir de l’ETBE, un additif qui, ajouté à l »essence, permet de réduire certaines émissions polluantes de nos voitures.

La géothermie

Il existe deux technologies géothermiques : Les capteurs enterrés et le puisage.Les capteurs enterrés : au-delà de plusieurs dizaines de centimètres, la température du sol évolue de façon limitée tout au long de l’année, y compris dans les zones froides. Elle est en effet peu influencée par l’air extérieur, les couches supérieures du sol agissant comme un isolant. En revanche le soleil et l’eau d’infiltration viennent accumuler de la chaleur dans les couches superficielles du sol.Le puisage : dans certaines roches et à certaines profondeurs circule de l »énergie, sous forme de vapeur et d »eaux chaudes. Ces eaux puisées à leur source ou récupérées lorsqu »elles surgissent des geysers, sont collectées puis distribuées pour alimenter des réseaux de chauffage urbains.

Financer un chantier de rénovation énergétique.

L »objectif d »une bonne installation est d »obtenir le plan d »amortissement le plus court.

Par exemple, si vous faites réaliser, dans une maison dont le budget chauffage est de 1 500 € annuel, des travaux d »isolation ou d »énergies renouvelables pour un montant de 12 000 €, vous pouvez (voir les conditions) bénéficier d »un crédit d »impôts de 5 200 €. Si ces travaux entraînent une baisse de 50 % de votre budget vous allez économiser 750 € par an. Votre durée d »amortissement est de 9 ans.

La bonne approche est donc de quantifier les incitations fiscales, vérifier vos droits à des subventions et trouver un financement. En effet il serait certainement dommage d »utiliser votre épargne de sécurité alors que vous pourriez bénéficier de taux attractifs pour ce type de réalisation. En agissant de la sorte, vous n »aurez pas à baisser votre pouvoir d »achat et à terme vous continuerez à bénéficier de votre nouveau confort tout en profitant de votre augmentation de pouvoir d »achat. Quel que soit le mode de financement retenu, il est clair que seule l’étude de son coût total permet une comparaison valable. Ce calcul doit tenir compte de tous les paramètres (Intérêts, assurance, pression financière, perte de revenu d’épargne etc.)’,