LE LYCTUS (LYCTUS BRUNNEUS)

La larve

Arquée, blanchâtre, elle possède 6 pattes. Ses flancs ont des bourrelets, sa taille est de 5 mm.

Le cycle larvaire du lyctus peut s'étaler de 1 à 2 ans.

Le cycle larvaire d’un an peut être raccourci en fonction de la température et de l’humidité des bois infestés. Pour des bois entreposés à l’extérieur ou dans des locaux non chauffés, le cycle peut atteindre 18 à 24 mois.

L’insecte

De forme étroite et allongée, sa couleur varie du brun rouge au brun foncé, sa taille est de 2 à 7 mm.

Le lyctus est lui aussi l'un des dangers de votre charpente.

Sa durée de vie est de10 jours.

Localisation des attaques : Parquets, menuiseries, lambourdes, meubles.

Trou de sortie : légèrement ovale de Ø1 à 2 mm.

Aspect de la sciure : farine impalpable.

Bois attaqués :

Feuillus à zone poreuse : aubier de chêne, châtaignier, frêne, noyer, orme : tous les bois feuillus tropicaux.

LA VRILLETTE(ANOBIUM PONCTATUM ET XESTOBIUM RUFOVILOSUM)

La larve

Blanc crémeux, recouverte d’une fine pilosité blonde. Tête brun foncée. La taille est de 2 à 5 mm pour la petite vrillette, de 6 à 7 mm pour la grosse vrillette

La larve de la Vrillette s'attaque au bois déjà contaminé par un champignon.

Le développement est de 2 à 4 ans en fonction du degré d’attaque du champignon.

L’insecte

De forme trapue, sa couleur varie du brun rouge au brun foncé. La taille est de 2 à 4 mm pour la petite vrillette, de 6 à 9 mm pour la grosse vrillette

La vrillette est un insecte dont la larve s'attaque essentiellement à des bois contaminés par des champignons.

Durée de vie : 3 à 4 semaines.

Localisation des attaques : Bois altérés par les champignons, vieux meubles, parquets, livres.

Trou de sortie : ovale de Ø1 à 4 mm.

Aspect de la sciure : grossière et non tassée.

Bois attaqués : Feuillus et résineux métropolitains.

CAPRICORNE DES MAISONS (HYLOTRUPES BAJULUS)

La larve

De couleur ivoire avec des anneaux bien marqués. Partie antérieure renflée sa tête est brun foncé et sa taille est de 20 à 22 mm.

La larve du capricorne à une activité de 2 à 10 ans.L’activité larvaire est de 2 à 10 ans et plus en fonction de la température, de la valeur nutritive du bois attaqué et des conditions d’humidité

L’insecte

De forme aplatie, sa couleur varie du brun noir au brun jaune. Cet insecte ailé peut se déplacer sur de grandes distances. Sa taille est de 10 à 20 mm.

Le capricorne est l'un des prédateur les plus répandus pour votre charpente.

Sa durée de vie est de 1 à 2 semaines.

Localisation des attaques : Charpentes, huisseries, solives, lambourdes, menuiseries, meubles.

Trou de sortie : ovale de Ø8 à 10 mm.

Aspect de la sciure : fine et très tassée.

Bois attaqués : Résineux : pin, épicéa, sapin, hemlock, etc.

Veiller sur ses façades

Repérer les symptômes avant qu’il ne soit trop tard :


Façades en enduit brut

Continuellement agressé par les éléments extérieurs, l’enduit brut non imperméabilisé est vulnérable. L’eau pénètre dans les murs par capillarité. L’humidité s’installe dans la maison.
  • Décoloration partielle.
  • Apparition de zones humides par temps de pluie (signe d’une hyperporosité).
  • Traînées rouges Champignon enraciné, signe de porosité
  • Microfissures, fissures (responsables d’infiltration d’eau)

Façades en enduit teinté dans la masse

La porosité du mur facilite la pénétration de l’eau entraînant les fissures, puis le développement de l’humidité dans la maison.Repérer les symptômes avant qu’il ne soit trop tard :

  • Décoloration partielle
  • Apparition de zones humides par temps de pluie (signe d’une hyperporosité).
  • Traînées rouges Champignon enraciné, signe de porosité.
  • Traînées noires (présence de lichen)
  • Microfissures, fissures (responsables d’infiltration d’eau).
Façades en enduit peint.
De la peinture qui s’écaille, un mur qui « farine »…. Derrières ces signes se terrent les parasites qui, via l’humidité, menacent la salubrité de votre maison.
  • Farinage de la surface au touché (signe d’une peinture qui n’est plus imperméable)
  • Cloques, peintures soufflées, craquelées.
  • Traînées rouges Champignon enraciné, signe de porosité.
  • Traînées noires (présence de lichen)
  • Microfissures, fissures (responsables d’infiltration d’eau)

Toiture

Alors que la rénovation de charpente dépend davantage de l’entretien et des problèmes rencontrés par la charpente, la rénovation de la toiture dépend davantage de l’espérance de vie de la toiture, et de sa constante exposition aux intempéries et aux agressions de l’extérieur.

Les toits en tuiles, type le plus commun sous nos latitudes, ont une espérance de vie d’environ 25 années ; les toits en ardoise peuvent passer le cap du siècle… A la condition d’être entretenus, et de ne pas être victimes de trop fortes intempéries !

Sachez repérer les symptômes avant qu’il soit trop tard.

  • Morceaux de tuiles dans la gouttière (écailles de tuiles gelées).
  • Taches noires de lichens enracinés, risque de gel de la toiture
  • Mousses vertes ou jaunes tuiles poreuses
  • Mousses grises à proximité de sites boisés
  • Traces noires de corrosion

Attaque des bois de construction

De nombreux parasites du bois, parfois particulièrement destructeurs, peuvent investir nos habitations. Ils appartiennent soit au règne animal (insectes), soit au règne végétal (champignons). Face au nombre d’infestations possibles, un état parasitaire sera nécessaire pour déterminer le type de parasite et choisir le traitement du bois adapté.

Si vous avez un doute alors faites vite, ne laissez pas le mal s’aggraver. Voici pour les plus connus d’entre eux les principaux indices de leur présence

Les termites

Les termites souterrains du genre « Reticulitermes » forment des colonies diffuses dans le sol. Leur aliment de prédilection est le bois mort, mais ils peuvent s’attaquer à tout matériau contenant de la cellulose. Les reproducteurs ainsi que leur couvain peuvent s’installer directement dans le suppport qui fait office de source de nourriture. Plusieurs sites de nourrissage peuvent être exploités, bûchers, souches, clôtures, maisons, communiquant entre eux par un réseau de galeries.

Les termites souterrains vivent dans le sol et remontent dans le bois dont ils se nourrissent. Ils appartiennent au genre Reticulitermes (famille des Rhinotermiditès). Cinq espèces vivent sur le territoire français et s´attaquent aux bois mis en œuvre dans les bâtiments.  Les termites de bois secs nichent directement dans le bois qu´ils consomment.

Le capricorne des maisons

  • des trous à la surface du bois, de 8 à 10 mm et de forme ovale,
  • des galeries qui s’étendent à la périphérie de la pièce d’ouvrage, à l’abri d’une mince pellicule de bois bombée par le tassement de la vermoulure de déjection, parois striées,
  • des déjections d’un beige très clair, en forme de petits tonnelets de 0,8 mm de longueur,
  • de petits bruits de “grignotement”.

L’hespérophane

  • galeries de section ovale parallèles au fil du bois dont les parois montrent des stries dues aux coups de mandibules, comme le capricorne.
  • vermoulure constituée de petits tonnelets de couleur jaune clair.

La grosse vrillette

  • des “trous” de sortie circulaires d’un diamètre de 2 à 4 mm,
  • galeries circulaires
  • vermoulure granuleuse en forme de lentilles de près de 1 mm de diamètre.

La petite vrillette

  • trous de sortie circulaire de 1 à 3 mm
  • petits amas de vermoulure finement granuleuse à la surface du bois.

Le lyctus

  • trous circulaires de 1 à 2 mm de diamètre
  • petits cônes de vermoulure très fine, aspect « fleur de farine » qui s’écoule du bois sans que la surface du matériau présente de traces visibles d’altération.

Le paradoxe ventilation

Jusqu’à il y a environ 20 ans la ventilation était dite « naturelle par défaut d’étanchéité ». Les performances des fenêtres actuelles limitent considérablement ce phénomène et il y a donc lieu de le traiter soit en VMC (ventilation mécanique controlée) soit en VMI (ventilation mécanique insufflée).

Nous nous trouvons donc face à un pradoxe, j’isole mais je dois renouveler l’air de la maison car c’est une nécessité vitale pour :

  • apporter un air neuf et pourvoir à nos besoins en oxygène,
  • évacuer les odeurs et les polluants qui s’y accumulent,
  • éliminer l’excès d’humidité.

Pour assurer notre sécurité, il faut impérativement éviter le confinement, préserver la qualité de l’air et éliminer humidité et polluants. La ventilation est une des clefs de voûte d’un « Eco-chantier ».