Toiture

Alors que la rénovation de charpente dépend davantage de l’entretien et des problèmes rencontrés par la charpente, la rénovation de la toiture dépend davantage de l’espérance de vie de la toiture, et de sa constante exposition aux intempéries et aux agressions de l’extérieur.

Les toits en tuiles, type le plus commun sous nos latitudes, ont une espérance de vie d’environ 25 années ; les toits en ardoise peuvent passer le cap du siècle… A la condition d’être entretenus, et de ne pas être victimes de trop fortes intempéries !

Sachez repérer les symptômes avant qu’il soit trop tard.

  • Morceaux de tuiles dans la gouttière (écailles de tuiles gelées).
  • Taches noires de lichens enracinés, risque de gel de la toiture
  • Mousses vertes ou jaunes tuiles poreuses
  • Mousses grises à proximité de sites boisés
  • Traces noires de corrosion

Attaque des bois de construction

De nombreux parasites du bois, parfois particulièrement destructeurs, peuvent investir nos habitations. Ils appartiennent soit au règne animal (insectes), soit au règne végétal (champignons). Face au nombre d’infestations possibles, un état parasitaire sera nécessaire pour déterminer le type de parasite et choisir le traitement du bois adapté.

Si vous avez un doute alors faites vite, ne laissez pas le mal s’aggraver. Voici pour les plus connus d’entre eux les principaux indices de leur présence

Les termites

Les termites souterrains du genre « Reticulitermes » forment des colonies diffuses dans le sol. Leur aliment de prédilection est le bois mort, mais ils peuvent s’attaquer à tout matériau contenant de la cellulose. Les reproducteurs ainsi que leur couvain peuvent s’installer directement dans le suppport qui fait office de source de nourriture. Plusieurs sites de nourrissage peuvent être exploités, bûchers, souches, clôtures, maisons, communiquant entre eux par un réseau de galeries.

Les termites souterrains vivent dans le sol et remontent dans le bois dont ils se nourrissent. Ils appartiennent au genre Reticulitermes (famille des Rhinotermiditès). Cinq espèces vivent sur le territoire français et s´attaquent aux bois mis en œuvre dans les bâtiments.  Les termites de bois secs nichent directement dans le bois qu´ils consomment.

Le capricorne des maisons

  • des trous à la surface du bois, de 8 à 10 mm et de forme ovale,
  • des galeries qui s’étendent à la périphérie de la pièce d’ouvrage, à l’abri d’une mince pellicule de bois bombée par le tassement de la vermoulure de déjection, parois striées,
  • des déjections d’un beige très clair, en forme de petits tonnelets de 0,8 mm de longueur,
  • de petits bruits de “grignotement”.

L’hespérophane

  • galeries de section ovale parallèles au fil du bois dont les parois montrent des stries dues aux coups de mandibules, comme le capricorne.
  • vermoulure constituée de petits tonnelets de couleur jaune clair.

La grosse vrillette

  • des “trous” de sortie circulaires d’un diamètre de 2 à 4 mm,
  • galeries circulaires
  • vermoulure granuleuse en forme de lentilles de près de 1 mm de diamètre.

La petite vrillette

  • trous de sortie circulaire de 1 à 3 mm
  • petits amas de vermoulure finement granuleuse à la surface du bois.

Le lyctus

  • trous circulaires de 1 à 2 mm de diamètre
  • petits cônes de vermoulure très fine, aspect « fleur de farine » qui s’écoule du bois sans que la surface du matériau présente de traces visibles d’altération.